It's never too late to read a book about culture. "French Management, Elitism in action" provides interesting insights into our business culture, especially for Chinese employees working in French companies. Despite almost 20 years since its publication in 1997, this Survey remains relevant.
I would only reduce the'authoritarianism' aspect which is lower than before, at least among middle level managers.
The book points on French paradoxes: "we have an apparent contradiction between French attitudes to orders (negative) and to power differences (positive), and between the desire to avoid uncertainty (positive) and uncritical acceptance of orders as the means to this end (negative)."
Not easy to grasp isn't it?
Let's start with highly elitist education system with grandes écoles. From an outsider point of view (Anglo) how strange it is to prepare top managers in engineering schools! "Does France really need supernumerate managers? In terms of subject matter the answer is probably no." But "math is deemed a faithful indicator of the ability to synthesize and to engage in complex abstract reasoning [...] The mind has been trained to grasp complex problems and assimilate new knowledge quickly. [...] perhps the most importance psychological asset which the grandes écoles confer upon their students is confidence. The atmosphere within the school prepare its incumbents with leadership."
like"
It might help us explain to the Chinese why "scientific-like" argumentation is crucial to convince a Cartesian French colleague.
Another cultural difference with Anglo saxon countries and China: in French job advertisements, compensation is missing. Not only because of a wider stigma surrounding money in Roman Catholic France, but also because salary has more to do with your degree than with your job. Typically adverstisement specify a particular type of education. The required credentials are generally given prominence in the ad, for example "Important groupe de BTP cherche son directeur du développement, formation supérieure HEC, ESTP... larges perspectives de carrière".
The ad also describe who you will report to (rattaché à...) that is the status of the position.
French ads are much likely to emphasize cerebral qualities (analytical mind, intellectual rigoour, ability to synthesize) while Anglo saxon ads stress drive, enthusiasm, hands-on approach and team orientation.
"Degree, it's the very first question you'll be asked" complains a German manager in a French compny. "What has he done?", "Where has she come from?"
A Spanish manager is astounded at the curiosity elicited by education: "Here, even outside the work setting, people want to know what school you graduated from."
American believe in self-improvement so managers are expected to assess their own training needs and seek out training opportunities. In France, no label earned at post-entry level will really make up for 'inadequacies' in pre-entry education. "Those who emerge from grandes écoles are considered formés à vie (trained for life). By virtue of the intellectual qualities brought out in them, they are deemed capable of confronting any problem."
As a result, "French managers consider it essential to be identified early as having high potential, and being sent on costly training course is a clear signal." However such courses often serve more to confirm managerial potential than to develop it...
instructors who teach both Anglo- saxon and French groups complain French executives often hve ahigher threshold of resistance to management education. They re described as "more cynical", 'less willing to play the game', 'slower to buy-in' and 'unwilling to make the necessary leap of faith'.
"The process often involves accepting one's weaknesses [...] For French managers, whose authorityis often based on Superior intellect, such self-revelation may be more threatening" than for senior Anglo-Saxon managers who might get credit from collegue for 'leading by example' or hving the 'character' to own up to faults. [...] The loss of face is therefore greater in France."
How close we are to the Chinese!
It's amazing to see how the Chinese really play the game in seminars and how strong they believe in vocational training's efficiency, provided it is not there to deny their status and legitimacy s managers.
In the next article we will del with Formalism and interpersonal distance in French work relations that bothers Chinese collegues so much....
Décodage de l'entreprise en Chine: communication interculturelle, ressources humaines, management chinois. Le blog du site: www.chloeascencio.com
jeudi 23 janvier 2014
dimanche 12 janvier 2014
Les Français et l'autorité
"Une étude réalisée par la Varkey GEMS Foundation en 2013 sur la perception du métier d'enseignant à travers le monde souligne aussi le manque de respect affiché par les élèves français.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/01/06/01016-20140106ARTFIG00557-les-enseignants-francais-particulierement-mal-consideres.php
C'est en Chine que les enseignants jouissent du statut social le plus élevé. Suivent ensuite la Grèce, la Turquie et la Corée du Sud parmi les pays qui ont le plus d'estime pour leurs professeurs. La fondation a demandé quelle était la profession qui s'apparentait le plus à celle d'enseignant: travailleur social, infirmière, gestionnaire de gouvernement local, bibliothécaire ou médecin. Une comparaison particulièrement éclairante sur la façon dont les enseignants sont perçus dans les différentes cultures. En France, c'est la profession de bibliothécaire qui précède de peu celle de travailleur social pour la majorité des gens.
La grande admiration pour les enseignants en Chine se distingue nettement, les habitants de l'empire du Milieu étant les seuls à comparer les enseignants à des médecins. Cette réponse confirme le fait que l'importance de l'éducation est très marquée dans ce pays. «Les enseignants y sont vénérés», selon le professeur Peter Dolton, professeur à l'université de Sussex, chercheur à la London School of Economy et coauteur du classement. En revanche dans des pays, comme la France, la Turquie, le Brésil, les États-Unis où les enseignants sont comparés à des bibliothécaires, leur relation avec les parents n'apparaît pas comme très chaleureuse. Les enseignants sont «considérés comme de simples administratifs qui remplissent leur tâche de façon formelle». L'une des particularités françaises, c'est le manque de respect affiché par les élèves, si l'on en croit l'étude. La moitié des Français interrogés estiment ainsi que les élèves ne respectent pas leurs enseignants."
On se demande quels collaborateurs et quel citoyens deviendront les élèves français dans quelques années... Encore plus complexes à manager et à gouverner probablement.
Le rapport des Français à la hiérarchie est difficile à expliquer aux Chinois du fait de cette contradiction subtile:"en France, la hiérarchie est importante, mais est toujours contrebalancée par la critique permanente de l'autorité" (selon la formulation éclairante de D.Rey).
Car pour eux hiérarchie implique harmonie, donc absence de contestation, intériorisation des désaccords éventuels.
Sauf qu'en France on déteste les rois...
Chez nous, on critique "par principe". Ne pas critiquer signifie qu'on n'a pas l'esprit critique, donc on est bête.
Ce risque de passer pour moins intelligent est une motivation que j'ai trouvée pour convaincre les Chinois d'exprimer les critiques qu'ils gardent habituellement par devers eux.
Donc les Chinois travaillant dans des entreprises française ont tout intérêt à développer l'esprit critique mais aussi à supporter celui de leurs collaborateurs français s'il en managent.
En effet, au grand agacement des managers chinois, les collaborateurs français ont la manie de "discuter" les décisions du patron. Ils veulent non seulement être consultés, écoutés mais aussi convaincus. Prendre le temps de convaincre, en utilisant des arguments rationnels, c'est démontrer son respect. En France, le statut de subordonné et l'obligation d'obéir au supérieur est vécu comme humiliant. Cette spécificité française est une des expressions de la "logique de l'honneur" mise en lumière par D'Iribarne, et que l'on retrouve aussi à l'œuvre dans la relation de service.
Forcément, les systèmes éducatif et politiques portent la marque de ce trait culturel et lui assurent en même temps sa pérennité.
samedi 4 janvier 2014
BONNE ANNEE 2014 du CHEVAL
Sai Weng a perdu
son cheval, qui sait si ce n’est pas une bonne chose ?
塞翁失马,安知非福Sai Weng shi ma, an zhi fei fu
La
pensée occidentale s’attache à distinguer les choses – à commencer par le corps
et l’esprit. En philosophie comme en sciences, elle classe, oppose les
contraires. La pensée managériale n’échappe pas à cette forme « soit –
soit ». Or le daoïsme est
holiste au sens où le noir n’exclut pas le blanc, où
oui n’exclut pas non, et où le vrai n’exclut pas le faux. Ce qui revient à dire
que la pensée chinoise est totalement relativiste. Elle développe un
raisonnement dialectique - la « pensée
yinyang » - qui inclut les principes de contradiction, de changement
et d’interaction systémique.
La
fable de Sai Weng en donne
un exemple classique. C’est l’histoire d’un vieillard, éleveur de chevaux, pour
qui un mal (son cheval disparaît) se transforme en un bien (son cheval ramène
avec lui un autre cheval, magnifique et gratuit), puis ce bien se tranforme en
échec (son fils tombe du cheval superbe, se casse la jambe et sera estropié à
vie) mais ce malheur se transforme en bonheur (sa blessure lui permet
d’échapper à la conscription car la guerre vient d’éclater). Chaque fois qu’il
lui arrive malheur, Sai Weng étonne ses voisins en déclarant : « C’est peut-être une bonne chose » ;
Chaque fois qu’il a de la chance, il tempère en disant : « Ce n’est pas forcément une bonne
chose ».
D’où la nécessité de ne pas triompher trop vite et
de ne jamais désespérer non plus, car tout change sans cesse, et l’homme n’y
peut pas grand-chose…
La doctrine daoïste du wu wei 无为 ne signifie pas non-action mais l’idée qu’il est contre-productif de forcer les choses.
Je vous souhaite beaucoup de chance et de bonheur 福 fu
... et chaque fois que ce ne sera pas le cas, soyons des philosophes daoïstes...

马年 ma nian = année du cheval qui commencera le lendemain de la fête du printemps 春节 chunjie 31 janvier 2014
La doctrine daoïste du wu wei 无为 ne signifie pas non-action mais l’idée qu’il est contre-productif de forcer les choses.
Je vous souhaite beaucoup de chance et de bonheur 福 fu
... et chaque fois que ce ne sera pas le cas, soyons des philosophes daoïstes...

马年 ma nian = année du cheval qui commencera le lendemain de la fête du printemps 春节 chunjie 31 janvier 2014
dimanche 15 décembre 2013
Les Chinois et la méritocratie
Plus d'un million de Chinois ont passé fin novembre 2013 le concours national annuel pour entrer dans le service public, forme moderne d'une tradition impériale millénaire, dans l'espoir de décrocher l'un des 19.000 postes offerts.
Un total de 1,12 million de personnes se sont présentés au concours national de la fonction publique, alors que seuls 19.000 postes étaient en jeu - moins d'un candidat sur 50 sera retenu.
Alors que les jeunes diplômés chinois sont confrontés à une compétition féroce sur le marché du travail, les postes de fonctionnaires sont particulièrement prisés pour la sécurité de l'emploi, mais également pour les privilèges et le statut social qu'ils confèrent: allocations régulières en complément du traitement de base, couverture médicale, pension de retraite et même parfois logement - particulièrement attrayant alors que la Chine connaît une flambée des prix immobiliers.
La tenue très médiatisée de ce concours annuel suscitait des réactions ironiques et désabusées chez certains internautes chinois.
"(Les candidats) veulent-ils vraiment réussir le concours pour "servir le peuple"? [ndlr: référence ironique au slogan de l'époque maoïste 为人民服务wei renmin fuwu) Bien sûr que non. Il veulent désespérément profiter du système des privilèges et salaires (garantis)", a commenté un usager du réseau social Weibo.
"A chaque fois, ils concourent en fait pour avoir le droit de recevoir des pots-de-vin et de détourner la loi (à leur profit)", déplorait un autre internaute.
Le système actuel est l'héritier de la longue tradition des concours impériaux de la Chine ancienne, connus sous le nom de 科举 keju.
Durant la dynastie Han (202 avant J.‑C.-220 après J.‑C.) avec la volonté d’unifier et de contrôler les esprits des serviteurs de l’État, l’Empereur Wu établit des chaires impériales pour les 进士 jinshi (lauréats du concours) sur les 5 Classiques (le Yijing et divers textes rédigés par les disciples de Confucius), puis crée l’académie impériale où sont formées des promotions destinées à nourrir, après examen, le rang de la bureaucratie. L’accès aux fonctions administratives exige une réputation morale de « sagesse et compétence » et une parfaite connaissance des Classiques.
En 115, un programme d’études fut mis en place pour la dite « Première Génération des Candidats à l’examen ». Ils étaient testés sur leur capacité dans les « Six Arts » : musique, arithmétique, écriture et connaissance des rituels et cérémonies à la fois dans la vie publique et la vie privée, tir à l’arc et conduite du char.
Après la chute de la dynastie Han, la part du mérite régresse dans le recrutement de la bureaucratie chinoise, en évoluant vers le système des neufs rangs 九品官人法. Corruptible et renforçant les clans locaux et la noblesse guerrière, il fut abandonné au profit du plus efficace système des examens impériaux en 605, sous la courte dynastie Sui (581-618).
Sous les Tang (618-907), l’État mène une lutte permanente pour contrôler les fonctionnaires et renforcer le pouvoir central, et un effort constant pour déjouer et neutraliser les clans aristocratiques. La maison impériale elle-même vient de l’aristocratie. Le recrutement par examens apparaît comme la solution pour casser l'aristocratie féodale et instaurer un corps d'Etat fidèle à l'Empereur. Cependant ces concours impériaux récompensaient surtout les fils de familles fortunées ou bénéficiant de l'appui d'un protecteur. On crée des écoles pour former les lettrés; les Classiques sont reconstitués et à nouveau étudiés et l’on redonne vie aux rituels confucéens. C’est à ce moment-là que le destin de la « classe mandarinale » se confond avec celui de l’empire, que le lettré redevient l’idéal de l’homme universel des Tang, à la fois lettré, poète, peintre et homme d’Etat.
L’origine du mot mandarin pour désigner ces fonctionnaires viendrait du portugais mandarim (ministre ou conseiller, mandar = commander), emprunté au malais mantri (du sanskrit mandari « commandant »). Le terme est utilisé par les Occidentaux pour traduire guan (官),mais ne veut rien dire en chinois.
Au début de la dynastie Ming, les examens duraient entre 24 et 72 heures, et se passaient dans des pièces séparées. Par souci d'objectivité, les candidats étaient identifiés par des nombres et les copies d’examens étaient recopiées par une troisième personne avant d’être corrigées pour éviter que l’écriture du candidat ne soit reconnue. Une fois le concours réussi, le fonctionnaire 官 guan portait une robe officielle et une coiffe d'une certaine couleur suivant son rang. Il lui était interdit de se marier ou de posséder des biens dans la région qui lui était assignée et dans laquelle il ne pouvait officier plus de trois ans.
Est instauré la dissertation « en huit parties » (八股文 baguwen) consistant à développer en huit paragraphes le sens d’une citation tirée d’un Classique, qui impose plus que tout la mémorisation exacte du texte original.
Les examens impérieux ont contribué au renforcement du pouvoir central en développant la loyauté des élites régionales à l'égard de l'empereur. Ils ont aussi un rôle essentiel dans l'unité culturelle de la Chine et la diffusion des valeurs confucéennes: respect absolu des parents (piété filiale), de la hiérarchie, définition de la vertu morale du bon dirigeant, des codes de politesse etc...
Même si seulement 5 % des candidats réussissaient le concours et se voyaient confier des charges administratives, l'examen constituait le modèle dominant de promotion sociale.
On considère souvent que le leader du mouvement rebelle des Taiping a défié la dernier dynastie (Qing) à la suite de son quadruple échec aux concours mandarinaux. Le système des examens officiels avait fini par faire de ce jeune adolescent plein d’ambition un vieux professeur plein d'amertume.
Ce système eut une influence internationale, et fut pris comme modèle en Corée, au Vietnam (1075 à 1919), et au Japon, pour finalement être abandonné au profit d'un système héréditaire.
Ce système a inspiré la France par le biais des Jésuites qui l'avaient adopté dans leurs écoles, lesquelles ont inspiré à Napoléon le recrutement par concours dans la fonction publique afin de créer une élite nouvelle. Nos classes prépa et grandes écoles sont donc héritières de la Chine...
Après la fondation en 1949 de la République populaire par le Parti communiste chinois (PCC), les recrutements pour le vaste appareil de l'Etat se sont surtout effectués en fonction des diplômes universitaires, de l'appartenance au Parti ou par l'intermédiaire de relations (guanxi). Mais le système des concours a été réintroduit en 1994, en réponse aux accusation de népotisme et d'abus de pouvoir.
jeudi 12 décembre 2013
Shanghai's students at head of class
Shanghai's students at head of class
City's teens are still the world's best at reading, math, science in PISA survey
As Shanghai celebrates cementing its top position in a global education report, education experts stressed there is still a long way for the country to go in education reform.
Shanghai again ranked first in mathematics, science and reading in the triennial Program for International Student Assessment report released by the Paris-based Organization for Economic Cooperation and Development on Tuesday. Shanghai also took top marks in the previous report.
The largest study of global schooling was based on surveys of more than 500,000 15-year-olds in 65 countries and regions. It is highly influential, with participating countries representing more than 80 percent of the global economy and has been dubbed the "World Cup of Education". Shanghai was the only city on the Chinese mainland to take part in the study.
Zhang Minxuan, president of Shanghai Normal University, believed the performance of Shanghai's students in the report reflected the achievement of education reform in Shanghai, which has long been at the forefront of the country.
"PISA assesses students near the end of their compulsory education in knowledge and skills that are essential for every student in modern society," said Zhang, who is also the leader of the Shanghai PISA program.
"It is not for what they know, but for what they can do with what they know. In this regard, it has more positive meaning and influence in education. We are glad to see Shanghai has received such good results."
But Zhang quickly added that the results cannot cover all basic education.
"Reading, math and science are important, but more work is needed, such as how to tap each individual's potential. There is still a long way for Shanghai and the whole country to go to promote education development," he said.
Chu Zhaohui, a researcher at the National Institute of Education Sciences, said the result cannot be regarded as representing the entire country due to the lack of a national sample in China.
In Chu's view, part of the reason students in China do well is that they have a strong motive to excel.
"In China, there has been a general consensus among teachers, parents and students that the students have to work hard to compete in the college entrance exam. They have to spend more time doing homework," Chu said. "With such a background, it's natural that Chinese students performed better than their peers around the world."
The students took a paper-based two-hour test that mixed open-ended and multiple-choice questions organized in groups based on a possible real-life situation. Students and school principals also answered questionnaires to provide information about the students' backgrounds, schools and learning experiences and about the broader school system and learning environment.
Around 6,400 students from 155 schools in Shanghai took part in the assessment in April 2012.
The tests are based on a 1,000-point scale. In mathematics, Shanghai had the highest scores with a mean score of 613 points, the equivalent of three years of schooling ahead of students in most OECD countries.
Shanghai also topped the lists in science, with 580 points, and reading, with 570. Over the past years, the country has repeatedly emphasized its reforms in education, trying to improve students' creative and innovative abilities. Innovation and practical skills were also stressed during last month's Third Plenary Session of the 18th Central Committee of the Communist Party of China.
According to the PISA report, Shanghai students spent an average of 13.8 hours a week doing school assignments, almost three times the report average of 4.9 hours.
"Authorities should work out an effective way to better develop students' individuality and potential. Independent thinking, good hands-on skills and creativity have long been missing in China's education," Chu said. (China Daily)
Shanghai again ranked first in mathematics, science and reading in the triennial Program for International Student Assessment report released by the Paris-based Organization for Economic Cooperation and Development on Tuesday. Shanghai also took top marks in the previous report.
The largest study of global schooling was based on surveys of more than 500,000 15-year-olds in 65 countries and regions. It is highly influential, with participating countries representing more than 80 percent of the global economy and has been dubbed the "World Cup of Education". Shanghai was the only city on the Chinese mainland to take part in the study.
Zhang Minxuan, president of Shanghai Normal University, believed the performance of Shanghai's students in the report reflected the achievement of education reform in Shanghai, which has long been at the forefront of the country.
"PISA assesses students near the end of their compulsory education in knowledge and skills that are essential for every student in modern society," said Zhang, who is also the leader of the Shanghai PISA program.
"It is not for what they know, but for what they can do with what they know. In this regard, it has more positive meaning and influence in education. We are glad to see Shanghai has received such good results."
But Zhang quickly added that the results cannot cover all basic education.
"Reading, math and science are important, but more work is needed, such as how to tap each individual's potential. There is still a long way for Shanghai and the whole country to go to promote education development," he said.
Chu Zhaohui, a researcher at the National Institute of Education Sciences, said the result cannot be regarded as representing the entire country due to the lack of a national sample in China.
In Chu's view, part of the reason students in China do well is that they have a strong motive to excel.
"In China, there has been a general consensus among teachers, parents and students that the students have to work hard to compete in the college entrance exam. They have to spend more time doing homework," Chu said. "With such a background, it's natural that Chinese students performed better than their peers around the world."
The students took a paper-based two-hour test that mixed open-ended and multiple-choice questions organized in groups based on a possible real-life situation. Students and school principals also answered questionnaires to provide information about the students' backgrounds, schools and learning experiences and about the broader school system and learning environment.
Around 6,400 students from 155 schools in Shanghai took part in the assessment in April 2012.
The tests are based on a 1,000-point scale. In mathematics, Shanghai had the highest scores with a mean score of 613 points, the equivalent of three years of schooling ahead of students in most OECD countries.
Shanghai also topped the lists in science, with 580 points, and reading, with 570. Over the past years, the country has repeatedly emphasized its reforms in education, trying to improve students' creative and innovative abilities. Innovation and practical skills were also stressed during last month's Third Plenary Session of the 18th Central Committee of the Communist Party of China.
According to the PISA report, Shanghai students spent an average of 13.8 hours a week doing school assignments, almost three times the report average of 4.9 hours.
"Authorities should work out an effective way to better develop students' individuality and potential. Independent thinking, good hands-on skills and creativity have long been missing in China's education," Chu said. (China Daily)
mardi 3 décembre 2013
Argent, fortunes et luxe en Asie
Le numéro 67 du trop confidentiel magazine Connexion est consacré au retail: http://www.ccifc.org/index.php/fre/s_informer_sur_la_chine/magazine_connexions/magazine_connexions
Virginie Fournier de Shanghai Trio décrit le comportement du consommateur chinois dans sa boutique d'artisanat haut de gamme:
"• Le processus d’achat du client chinois commence par une longue et méticuleuse observation. Il inspecte l’objet convoité sous toutes les coutures, le tourne et le retourne, observant le moindre détail avec un soin extrême.
• Puis, une fois convaincu, il se décide brutalement, souhaitant être immédiatement servi.
Virginie Fournier de Shanghai Trio décrit le comportement du consommateur chinois dans sa boutique d'artisanat haut de gamme:
"• Le processus d’achat du client chinois commence par une longue et méticuleuse observation. Il inspecte l’objet convoité sous toutes les coutures, le tourne et le retourne, observant le moindre détail avec un soin extrême.
• Puis, une fois convaincu, il se décide brutalement, souhaitant être immédiatement servi.
• Même s’il apprécie les tirages en quantité limitée, garantie d’originalité et souvent d’excellence, jamais il n’acceptera un objet qui a déjà été touché. Au détaillant d’être prêt… même si certains de ses objets n’existent qu’en deux exemplaires."
J'ai bien souvent entendu les responsables de boutiques de luxe se plaindre de touristes chinois qui touchent les sacs et chercher à les en empêcher...Le rapport de force chez nous est inversé en défaveur du client (on le fait attendre, on le rabroue s'il s'impatiente), c'est la logique de l'honneur décrite par d'Iribarne. Or pour vendre aux Chinois il faut probablement accepter d'être en position "basse" avec les devoirs qui s'y rattachent : demander au client chinois de faire la queue à la caisse alors qu'il s'apprête à dépenser beaucoup, c'est lui faire perdre la face.
A ce propos je signale la parution de l'excellent livre "Argent, fortunes et luxe en Asie" (Picquier poche, 2013), ouvrage collectif signé par plusieurs spécialistes: pour la Chine c'est Jonathan Siboni, fin connaisseur de l'univers du luxe, pour le Japon, JM Bouissou et pour l'Inde MJ Zins. J. Siboni explique bien à quel point la consommation de produits de luxe en Chine est étroitement liée à un besoin statutaire, "le luxe est un marqueur social". Et d'évoquer le jade, symbole historique du luxe chinois "un seul regard aux pendeloques de jade que chaque dignitaire portait à sa ceinture suffisait à connaître son rang." Pour dire raffiné, élégant on utilise l'onomatopée" du cliquetis du jade: linglong 玲珑... Néanmoins explique l'auteur, avec l'accroissement du niveau de vie et d'éducation, la féminisation et la "dépolitisation" de la consommation de luxe (c'est à dire en dehors des cadeaux typiques des guanxi politico-administratifs) on observe aussi l'apparition d'un luxe "pour soi" et plus seulement "dans le regard des autres" avec le succès de marque plus confidentielles, aux logos moins voyants.
Notons enfin cette conclusion que je partage: la consommation de produit (de luxe) occidentaux n'est PAS le signe d'une occidentalisation des Chinois, c'est un signe de statut social et de modernité. Voici une clé essentielle dont les entreprises françaises doivent analyser les implications à long terme.
Notons enfin cette conclusion que je partage: la consommation de produit (de luxe) occidentaux n'est PAS le signe d'une occidentalisation des Chinois, c'est un signe de statut social et de modernité. Voici une clé essentielle dont les entreprises françaises doivent analyser les implications à long terme.
samedi 9 novembre 2013
Too much homework gets school bad mark
By Jasmine Zhao (Shanghai Daily) November 05, 2013
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