Nombres recherches et articles ont été écrits sur les balinghou 八零后, les "nés après 1980" qui n'ont donc pas connu les violences physiques et morales de la Révolution culturelle, ni les affres et joies d'avoir des frères et soeurs.
Dans le Business Week du 25 janvier dernier, Lynton et Torgersen, deux professeures de la China Europe International Business School in Shanghai (CEIBS), expliquent que malgré leurs comportements, "ils sont pas en voie d'occidentalisation".
A Shanghai en effet, les apparences pourraient laisser croire que "la génération Moi" abreuvée de high tech, jeux videos et de caffe latte Starbucks laisse de côté les valeurs chinoises".
Or les balinghou placent la "réussite sociale" et la "famille" au sommet de leurs priorités. "Ils se sentent responsables de leurs parents et grand-parents" même si la communication intergénérationnelle est très limitée: les détails de l'histoire de la famille et les sujets personnels sont souvent tabous."82% des jeunes interrogés veulent aider financièrement leurs parents."
On retrouve ici l'impératif moral confucéen: l'enfant doit réussir pour donner de la face au clan, et s'acquitter de la dette morale contractée à l'égard des parents qui se sont sacrifiés pour financer leur éducation.
"Quand ils sont confrontés à un nouvel anvironnement, les balinghou cherchent avant tout à se faire des amis".
Ce "désir d'harmonie" est bien entendu la manifestation de la logique de guanxi (relation) selon laquelle j'ai besoin de l'autre pour atteindre mon objectif (réciprocité de l'échange de face et services). "Ils ressemblent donc beaucoup à leurs grands-parents dans leurs motivations, se modernisant sans s'occidentaliser."
Cependant selon les auteurs, cette "génération Y" serait la première en Chine à remettre un peu en question la hiérarchie dans les entreprises occidentales. Les signes annonciateurs : leur loyauté est difficile à acquérir, et les comportements d'obéissance inconditionnelle s'atténuent. Les auteurs y voient les prémisses d'un "nouvel esprit critique".
Décodage de l'entreprise en Chine: communication interculturelle, ressources humaines, management chinois. Le blog du site: www.chloeascencio.com
lundi 22 mars 2010
jeudi 25 février 2010
Les investissements chinois en Occident: question de perception
La conférence du 15 février à Sciences Po réunissait MM Di Meglio et Gravereau, spécialistes de la Chine, un directeur de Lafarge et une économiste de la Société Générale.
Les intervenants étaient d'accord sur un point: les investissements chinois en Occident ne répondent pas tant à une stratégie très planifiée de "conquête du monde", qu'à la nécessité pour le gouvernement chinois d'utiliser ses énormes réserves de devises qui pèsent sur la monnaie. Une logique pragmatique qui expliquerait certaines incohérences et ratées. En effet ces apports de capitaux chinois à l'étranger ne représentent que 3% des investissements mondiaux, avec 40 milliards en 2008 soit le montant investi par les entreprises françaises en Chine. Ces dernières sont 1200 en Chine et emploient 250 000 personnes. On compte une centaine d'entreprises chinoises en France qui emploient... 8000 personnes.
On est donc loin du "péril jaune" qui obsède les Occidentaux, ont martelé les intervenants...
Après avoir cité certains échecs comme celui de l'acquisition par TCL de la branche "télévision" de Thomson, M. Di Meglio a très justement souligné que la difficulté était la gestion de ces entreprises occidentales "qui pose des problèmes de gouvernance". Il n'est pas allé plus loin dans l'analyse, mais il me semble évident que l'écart entre le style de management chinois et le leadership à l'occidentale explique pour beaucoup ces déconvenues. J'ai eu l'occasion de former des Français qui decouvraient ce que signifie d'être managés par des Chinois, et je peux en témoigner.
Autre aspect intéressant de cette conférence: la réaction des étudiants chinois dans l'amphithéatre. A la différence des Occidentaux, ils n'étaient pas dans une logique du "pourquoi" les investissement chinois? Mais dans celle du "comment" augmenter l'afflux de capitaux chinois en France (pour créer, par exemple, de l'emploi et de la croissance)? Une logique pragmatique qui ne s'embarrasse pas des causes. A deux reprises cette question a été posée, et personne n'a jugé utile d'y répondre...
A la place nous avons eu droit aux habituels échanges de tirs à sous-entendus politiques et aux "montées au créneau" d'étudiants chinois vexés par les accusations sur le manque de transparence du marché financier chinois. Bref, c'était une conférence à la française...
mardi 9 février 2010
Harmonie sur les écrans chinois
L'harmonie (hexie 和谐) est vraiment d'actualité en Chine. Cet terme ne nous "parle" pas vraiment à nous, Occidentaux qui valorisons le débat, la contradiction et même l'esprit critique pour les Français. Pour les Chinois, il rencontre un profond écho et recouvre même plusieurs sens. D'abord il les met un peu mal à l'aise car il leur rappelle une légère contradiction de la Chine actuelle, qui tient en 3 points:
- L'harmonie est une notion confucéenne,
- or le confucianisme a été banni par la Révolution culturelle de Mao, fondateur de la RPC
- mais "Bâtir une société harmonieuse" est devenu le slogan du régime actuel!
Rappelons que l'harmonie, tant politique qu'interpersonnelle, est au au coeur de la philosophie de Confucius. Elle passe par un ordre hiérarchique qui ne peut pas être remis en cause puisqu'il repose à la fois sur:
- la piété filiale, valeur fondatrice de la société chinoise
- la nécessité de "contenir" les sentiments et opinions s'ils menacent le pouvoir ou la face de l'Autre.
Au fond, "Harmonie" invoque implicitement l'évitement du conflit, obsession chinoise s'il en est. On voit bien tout l'intérêt de remettre ce concept en avant.... D'ailleurs c'est un terme utilisé à la fois par le gouvernement pour évoquer "la nécessaire stabilité sociale", et par les internautes chinois pour parler de la censure.
Début janvier un micro-évènement remettait sur le tapis cette question de l'harmonie. Le blockbuster américain Avatar voyait sa diffusion en Chine limitée à la version 3D (places de cinéma à 150 yuans), la version normale étant retirée des écrans. Première hypothèse des commentateurs: il faisait une concurrence terrible au film chinois Confucius qui sortait à la même période. Dans la ligne politique actuelle, Confucius et sa vision de l'harmonie sont remis sur un piédestal pour donner une ligne de conduite à la jeune génération matérialiste... Selon le Wall Street Journal, l'autre tort d'Avatar est d'évoquer la question des expropriations qui correspond à une cruelle réalité en Chine, et dont la dénociation menace vraiment l'harmonie.
Chloé Ascencio interculturelchine@orange.fr
lundi 11 janvier 2010
Résister à la tentation de micro-manager en Chine
Sur le blog www.ma-petite-entreprise-en-chine.com , un article illustre bien ce que j'appelle le "cercle vicieux du management directif en Chine".
Un manager français y raconte ses expériences et déconvenues avec son équipe de développeurs (informatiques) chinois qui ne comprennent pas ce qu'il attend d'eux et ne parviennent pas à planifier leur propre travail. Constat classique avec de jeunes collaborateurs chinois manquant d'expérience.
Il décide donc de les "micro-manager", c'est à dire, explique-t-il, de s'impliquer beaucoup plus, de mieux détailler chaque tâche et de renforcer le suivi. A priori cela semble une bonne idée, mais probablement cette stratégie s'est-elle accompagnée d'une tendance à tout contrôler, et à prendre toutes les micro-décisions en lieu et place des intéressés. Car il s'aperçoit d' "une baisse d'implication de leur part sur mes projets. Ils accomplissaient leur tâche sans faire preuve d'innovation", c'est dire d'initiative...
La tentation du micro-management est extrêmement courante chez les expatriés en Chine, qui ont tendance à se dire "puisqu'ils ne savent pas faire, je vais le faire moi-même." Rapidement, les managers intermédiaires chinois préfèrent "remonter" tous les problèmes au sommet de l'entreprise, et laisser le patron prendre les risques de la décision. Plus il est omniscient et omniprésent, plus ils sont passifs et dépendants, et plus il s'épuise.
Le pire dans tout cela est que ce travers du manager annihile toute confiance de part et d'autre... On est bien dans un "cercle vicieux".
La prise de conscience de ce risque est fondamentale. Il repose en fait sur une erreur d'interprétation des comportements chinois. La déférence à l'égard du chef, la réticence à exprimer son opinion personnelle, et par-dessus la crainte de l'échec dans une culture qui n'y donne pas droit, peuvent donner l'impression à l'Occidental que les collaborateurs chinois apprécient un leadership directif. Or les Chinois qui viennent travailler dans des entreprises étrangères recherchent tout au contraire un management valorisant pour l'individu. Mais ils attendent aussi d'être formés et encouragés à des attitudes qui ne leur ont pas été transmises par leur éducation.
Manager en Chine ne s'improvise décidément pas!
Chloé Ascencio
dimanche 13 décembre 2009
Reprise de l'emploi en Chine mais accroissement des inégalités sociales et du stress des cols blancs
Le gouvernement chinois annonce 9,4 millions d'emplois créés en 2009. Selon Standard Chatered, ce résultat est surtout dû au plan de relance de 400 milliards d'euros sur 2 ans, notamment dans les infrastructures, qui a permis l'embauche massive de paysans ayant migré dans les villes.
Une étude citée par Global Times montre que le revenu paysan continue d'augmenter malgré un ralentissement dû à la crise (+8,1% par rapport à l'année dernière) et atteint 2733 yuans par an, ce qui reste misérable mais constitue néanmoins un progrès par rapport au passé.
Cependant la distribution des revenus est devenue extrêmement inégalitaire" dénonce le professeur Zeng de Renmin Daxue. 10% des ménages les plus riches captent 45% de la richesse urbaine. Les 10% les plus pauvres ne représentent qu'1,4% de la richesse nationale.
Enfin le China Daily reprend les résultats inquiétants d'une enquête sur la classe moyenne dont le mode de vie serait "destructeur". Les Chinois de la tranche 35-50 ans à hauts revenus seraient physiquement 10 ans plus vieux que leur âge. Ainsi 54% des cols blancs seraient épuisés, 32% auraient des troubles du sommeil, 70% ne seraient pas épanouis. Les causes: Stress, manque de sport, de sommeil, repas irréguliers, excès de tabac. le journal accuse le "mode de vie occidental" par opposition à l'hygiène traditionnelle chinoise réputée excellente pour la santé...
Une étude citée par Global Times montre que le revenu paysan continue d'augmenter malgré un ralentissement dû à la crise (+8,1% par rapport à l'année dernière) et atteint 2733 yuans par an, ce qui reste misérable mais constitue néanmoins un progrès par rapport au passé.
Cependant la distribution des revenus est devenue extrêmement inégalitaire" dénonce le professeur Zeng de Renmin Daxue. 10% des ménages les plus riches captent 45% de la richesse urbaine. Les 10% les plus pauvres ne représentent qu'1,4% de la richesse nationale.
Enfin le China Daily reprend les résultats inquiétants d'une enquête sur la classe moyenne dont le mode de vie serait "destructeur". Les Chinois de la tranche 35-50 ans à hauts revenus seraient physiquement 10 ans plus vieux que leur âge. Ainsi 54% des cols blancs seraient épuisés, 32% auraient des troubles du sommeil, 70% ne seraient pas épanouis. Les causes: Stress, manque de sport, de sommeil, repas irréguliers, excès de tabac. le journal accuse le "mode de vie occidental" par opposition à l'hygiène traditionnelle chinoise réputée excellente pour la santé...
mardi 8 septembre 2009
Pour en finir avec le cliché chinois du "Français romantique"
Le Quotidien du Peuple en ligne, reprenant un article du China Business Times se posait cette question cruciale le 2 septembre dernier: "La France est-elle vraiment un pays romantique ?" En Chine, l'adjectif "romantique" ("langman") est le stéréotype systématiquement accolé aux Français. Véhiculé par la littérature (Le comte de Montechristo?), les films de Sophie Marceau, les publicités dénudées vantant la mode et les cosmétiques français, ce cliché répand une image sulfureuse voire décadente dans une Chine qui n'a pas (encore) connu de libération sexuelle type mai 68. Les Français sont donc perçus par le "laobaixing" (Chinois lambda) comme des séducteurs, charmants mais versatiles, impétueux et donc pas très fiables. Forcément cette image les dessert un peu quand ils cherchent à promouvoir leur technologie ou dans la négociation.
Mais dans la suite de l'article, le journaliste s'éloigne ensuite beaucoup de la question du romantisme, et se met à dresser un réquisitoire contre les Français, qui ressemble un peu à un règlement de compte (politique bien sûr) qu'il faut lire entre les lignes. En effet, la liste de défauts ci-dessous n'a pas grand'chose à voir avec le romantisme. Rappellons très succintement que le romantisme est un mouvement artistique et intellectuel du 19e siècle qui rejette le rationalisme et le classicisme, pour exalter les sentiments et le "moi".
Le journaliste, comme presque tous les Chinois découvrant la France, s'étonne de ce que "La plupart des Français ne sont pas tellement diligent, ni assidus, ni laborieux, ni travailleurs. Le bien-être et le mieux-être sont assurés en France qui est un Etat Providence. Quant aux Français, même s'ils restent inactifs et ne travaillent pas, ils peuvent toujours vivre grâce à l'assistance et à la sécurité sociale. En France, tous les magasins et toutes les boutiques sont obligés de fermer leurs portes les jours du Week-end."
En Chine, la qualité de vie (sans parler de la civilisation des loisirs) ne sont pas encore à l'ordre du jour pour l'immense majorité qui s'accroche à l'espoir qu'il n'y a qu'en travaillant dur qu'on peut s'en sortir, et ne bénéficient pas de sécurité sociale.
On observe d'ailleurs que la plupart des Chinois nouvellement arrivés en France désapprouvent notre système social et se rangent bien à droite sur l'échiquier politique. Ce sont de vrais libéraux, comme d'ailleurs les ressortissants des anciens pays communistes d'Europe de l'Est. Notons au passage que la maoïsme n'a pas vraiment altéré l'idéologie à la fois inégalitaire (hiérarchie forte acceptée) et méritocratique du confucianisme: chacun n'a que ce qu'il mérite.
Ajoutée à notre indolence, notre inefficacité est pointée du doigt: "En Chine, pour avoir une carte bancaire, il faut à peu près une demi-journée pour accomplir les formalités. En France, il faut attendre peut-être deux à trois semaines pour la même chose."
Ici la remarque est intéressante car vraie! La pléthore de main d'oeuvre à faible coût et un rapport de force en faveur du client font de la Chine un pays où les choses se font beaucoup plus vite qu'ici. A cela s'ajoute le fait que la définition de l'efficacité n'est pas la même en Chine et en France. Pour les Chinois, c'est résoudre le problème le plus vite possible. Pour nous, c'est le résoudre une fois pour toute. Ce qui implique de prendre le temps d'en chercher la cause et de l'analyser. "Les Français n'ont qu'une idée dans la tête quand ils réfléchissent" , vitupère l'auteur de l'article, qui voit dans cette méthode de travail séquentielle et analytique une ridicule perte de temps. Or c'est la seule qui soit rationnelle pour nous!
Or c'est souvent sur cette question de la "best way"que les conflits franco-chinois se cristallisent. "La majorité des Français croient que la France est le pays du monde le plus civilisé et possédant une culture la plus merveilleuse et la plus estimable. " Observons que les Chinois pensent évidemment la même chose de leur pays, mais, contrairement à nous, ils ne cherchent pas à convaincre le reste du monde d'adopter le même système politique qu'eux. Au niveau micro-économique, la même certitude d'avoir raison anime parfois les industriels français qui managent des équipes et des projets en Chine. Ce qui est interprété par les Chinois comme un manque total de considération pour la relation (la face).
Loin du "political correct", on peut encore lire dans cet article que "les Français détestent faire du travail sale, pénible et fatigant, car le travail de ramassage des ordures ménagères et des détritus sur la voie publique est accompli par des Arabes, tandis que le poste de gardiens revient aux Noirs." Le sous-entendu est clair: les Français se permettent de critiquer la politique chinoise d'oppression des minorités ethniques, mais ils ne font pas mieux chez eux!
Finalement, s'il en répond pas à la question qu'il pose dans le titre, le journaliste donne une image très négative de la France comme pour décourager ses compatriotes de s'y rendre: cessez de rêver à la France!
Pour ma part, je trouve les Chinois extrêmement romantiques, au sens premier, car privés de démonstrations amoureuses sous Mao, ils se rattrapent aujourd'hui comme le révèlent les séries TV, les chansons à l'eau de rose au karaoké, l'importance de la Saint Valentin dans les villes et les jeunes femmes qui se promènent avec des peluches offertes par leurs fiancés.
Surtout, la "culture de face" place le sentiment ("renqing") et la relation (guanxi") au sommet des préoccupations individuelles: extrême sensibilité à l'opinion des autres, attention à ne jamais blesser l'autre...
Chloé Ascencio
mercredi 4 février 2009
Culture d'entreprise et sentiment d'appartenance en Chine
Analyse de l'actualité du mangement et des RH en Chine.
Parmi les entreprises qui font appel à mes formations, je constate que certaines s'adaptent particulièrement bien au contexte chinois. D'autres ont beaucoup plus de difficultés. Certaines semblent "souples", d'autre très "rigides". Certaines me paraissent "ouvertes", d'autre assez "fermées". D'où viennent ces différences?
Parmi les entreprises qui font appel à mes formations, je constate que certaines s'adaptent particulièrement bien au contexte chinois. D'autres ont beaucoup plus de difficultés. Certaines semblent "souples", d'autre très "rigides". Certaines me paraissent "ouvertes", d'autre assez "fermées". D'où viennent ces différences?
De la culture d'entreprise. Mais comment définir cette dernière?
C'est le défi qu'à relevé Dominique Rey, co-auteur de "La culture d'Entreprise, un actif stratégique" (éditions Dunod, 2008). Ce consultant chevronné part du constat qu'une fusion/acquisition sur deux échoue "à cause" des cultures d'entreprises, ou plutôt parce qu'elles ne sont jamais prises en compte quand deux entreprises se marient.
La culture d'entreprise ne doit pas être confondue avec les valeurs affichées, la marque ou le "climat" de l'entreprise. Mélange de mythes (cf le rôle du fondateur), de croyances et de valeurs profondes, elle est pour l'essentiel inconsciente et invisible, à l'image des racines d'un arbre. De même que la culture nationale, on la rencontre lorsqu'il y a "choc culturel" et que l'enjeu devient vital: s'adapter, changer ou échouer!
La culture, explique D. Rey, peut être un véritable facteur d'efficacité ou un puissant frein au changement. En réponse à l'évolution de son environnement, une culture "performante" contient en elle des éléments qui lui permettent d'évoluer pour s'adapter à ce nouveau contexte. Si des blocages apparaissent, il est probable qu'ils viennent de modes de pensée devenus "obsolètes".
La culture, explique D. Rey, peut être un véritable facteur d'efficacité ou un puissant frein au changement. En réponse à l'évolution de son environnement, une culture "performante" contient en elle des éléments qui lui permettent d'évoluer pour s'adapter à ce nouveau contexte. Si des blocages apparaissent, il est probable qu'ils viennent de modes de pensée devenus "obsolètes".
Bien sûr, il est illusoire de croire que l'on peut changer une culture de manière volontariste, "par le haut", en décrétant de nouvelles valeurs et normes de fonctionnement. La culture se caractérise par une forte inertie. On peut néanmoins la faire évoluer.
C'est pourquoi il est crucial d'identifier les aspects de cette culture d'entreprise qui peuvent entrer en résonnance avec les valeurs & attentes des salariés chinois.
A cette condition seulement, une entreprise se donne les moyens de créer le fameux "sentiment d'appartenance" qui est si faible en Chine.
L'enjeu est de taille et nous a amenés à concevoir un séminaire pour donner aux entreprises des outils de réflexion sur ce thème.
contact: interculturelchine@orange.fr
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